26/09/2012

Ca n'a rien à voir avec Dom Juan, mais je trouve cette image très intéressante: voici comment au début du XXème siècle on imaginait l'école du XXIème (la nôtre donc).
Toute une série de cartes postales de "science fiction" sur wikimedia
Ca relativise beaucoup nos capacités d'anticipation du futur...

France in XXI Century. School

Les âmes du purgatoires, questions pour compte rendu de lecture.



  1. Présentez Mérimée: sa vie, et son oeuvre.
  2. Dégagez le schéma narratif de l'oeuvre (je ne crois pas devoir vous en rappeler les 5 étapes).
  3. Faites le portrait de Don Juan de Maraña: quelles sont les influences sur lui de ses parents? quelles sont les différences et les similitudes avec Dom Juan?
  4. Quelle est la nature de sa relation avec Don Garcia? Pourquoi ce personnage peut-il être assimilé au Diable?
  5. Qu'est-ce qu'un "purgatoire"? Quels épisodes du texte font écho au titre?
  6. A quel moment le texte devient-il "fantastique"? (à quoi identifie-t-on ce glissement?)
  7. Finalement, entre la nouvelle de Mérimée et la pièce de Molière, laquelle préférez-vous? Et pourquoi?

Je vous mets en guise de correction, la meilleure copie, qui a obtenu 20/20 (parce que tout y est, et qu'en mathématiques, dans de tels cas, on obtient la meilleure note possible).

24/09/2012

Utiliser Google encore efficacement, niveau 2

Complément que je vous traduis, trouvé: www.marcandangel.com
Cela vous servira peut-être...
Voici une liste de mes opérateurs de recherche avancée de Google, les combinaisons de ces opérateurs et les usages associés.
  • allinurl:MOTS = Ne montre que les pages avec tous les mots de la recherche dans l'url.
  • inurl:MOT = pareil que allinurl: mais filtre l'url avec le premier terme seulement.
  • allintitle:MOT = Ne montre que les pages avec tous les mots de la recherche dans le titre.
  • intitle:MOT = pareil que allintitle: mais avec le premier terme seulement.
  • filetype:TYPEDEFICHIER = restreint la recherche à un type de fichier (pdf, odt, ppt, mp3 ...)
  • -filetype:TYPEDEFICHIER = exclue un type de fichiers de la recherche.
  • link:URL = Liste des pages qui renvoient à cette URL.
  • related:URL = Listes des autres pages qui sont liées à cette URL (je ne vous cache pas que je ne comprends pas trop).
  • site:domaine.com “termes recherchés" = restreint les résultats de la recherche à un domaine. Très pratique pour les grands sites.
  • cache:URL = montrera la version de la page stockée en cache par Google.
  • info:URL = montre un page affichant les liens vers les recherches liées (?), les rétroliens, les pages contenant l'url. Même résultat en saisissant l'url dans la barre de recherche.
  • site:www.monsite.net ( ou "www.monsite.net”) = montre combien de pages de votre site sont indexées par Google.
  • allintext: = Cherche dans le texte de la page, en ignorant les liens ou le titre.
  • allinlinks: = Cherche seulement dans les liens

  • MotA OR MotB
  • Mot” OR “Phrase”
  • MotA -MotB
  • MotA +MotB

Utiliser Google efficacement

J'avais donné à des élèves un travail ardu sur "Nos ancêtres les Gaulois ?", où le point d'interrogation n'est pas de moindre importance.
Et j'ai expérimenté ce que je n'ignorais pas: vous, élèves, ne savez pas chercher avec google.
Ils ne trouvaient que des restaurants et des sites de généalogie; loin de notre recherche, donc; et les voilà incapables d'affiner leurs recherches.
(Mais beaucoup de professeurs l'ignorent aussi, je crois.)
  • Google reconnaît des opérateurs logiques. Les plus utiles sont les suivants:
    - OU - 
    Pour rechercher les pages qui contiennent les mots "ancêtres" ou "Gaulois", utilisez l'opérateur"
    ancêtres|gaulois":
    - SAUF -
    Pour rechercher les pages qui contiennent le mot "ancêtres" mais pas le mot "Gaulois", utilisez "ancêtres -gaulois":
    - TOUS LES MOTS -
    Pour rechercher les pages qui contiennent 
    "ancêtres" et "gaulois", utilisez "ancêtres+gaulois"
    Il faut parfois combiner les opérateurs.
  • Plutôt que rechercher des mots, il vaut mieux rechercher des expressions. Si on saisit "nos ancêtres les gaulois" entre guillemets, Google cherchera l'expression elle-même et non les mots
  • Reformuler la recherche  par des synonymes
  • Limiter la recherche au titre de la page, avec intitle:"...", avec l'idée qu'une page dont le titre contient notre recherche, la page ne peut parler que de ce que l'on cherche. ex: intitle:"nos ancêtres les gaulois"
  • Limiter la recherche à l'adresse de la page: inurl:"nos ancêtres les gaulois"
  • Utiliser son joker *, pour une recherche élargie. Exemple: quel * êtes vous
  • Pour les films ou la music, google a des opérateurs directs. film: gaulois music:gaulois (ce second ne donne rien)
  • Des types précis de fichiers, avec filetype: . Exemple "ancêtres+gaulois filetype:pdf"

22/09/2012

Correction des dialogues

En cherchant les copies ce soir pour les corriger, je me rends compte que je les ai oubliées sur mon lieu de travail. Vous ne les aurez donc pas cette semaine... (mieux que "donc vous ne les aurez pas cette semaine").
J'en suis désolé pour les impatients, et à mardi.

20/09/2012

exemple d'un brouillon de recherche des verbes

Voici un exemple.
Inspirez vous de la présentation, songez à une lisibilité maximale.
Tirez les conclusions sur une autre feuille.

Soit en pdf.

Soit en images:
(si vous voulez les enregistrer, clic droit et "enregistrer l'image sous..."



18/09/2012

Questions (de mémoire) sur la lecture de Dom Juan



  1. Pourquoi Dom Juan et Sganarelle sont-ils surpris quand le Commandeur se rend à leur invitation ?
  2. Pourquoi Dom Juan a-t-il tué le Commandeur ?
  3. A l'acte III, Dom Juan rencontre Dom Carlos, qui le cherche pour le tuer : que se passe-t-il alors ?
  4. Quel est la raison de la visite de Monsieur Dimanche, à l'acte IV ?
  5. Qu'annonce Elvire à Dom Juan, à l'acte IV, 6 ? (quelle est la réaction de DJ)
  6. Dom Louis reproche sa conduite à son fils à l'acte IV. A l'acte V, son fils Dom Juan le rend très heureux : comment ?
  7. Où disparaît Dom Juan à la fin de la pièce ?

12/09/2012

Encyclopédie Universalis: article sur Dom Juan

L'encyclopédie Universalis doit devenir une de vos références. Elle n'est disponible sur le Net que sur abonnement, mais vous la trouverez dans toutes les bibliothèques... (et ça changera de Wikipédia, que vous citez tous, sans souvent même la lire.)

DOM JUAN, Molière

Le 15 février 1665, Molière (1622-1673) donne Dom Juan, une comédie fort dangereuse, à la suite de Tartuffe qui venait d'être interdit. Quinze jours après la première, les pressions de toutes sortes et la prudence font que l'écrivain retire sa pièce : Le Festin de pierre, cette version originale qui n'a pas été imprimée, qu'on nommera en 1682 Dom Juan, sera à jamais perdue. Les éditions que nous connaissons sont donc toutes des versions reconstruites à partir d'éléments pris dans le supposé Festin de pierre d'origine, et postérieures à la mort de Molière.

1.  Une comédie qui sent le soufre

Tragi-comédie en cinq actes et en prose, comédie de cape et d'épée, comédie burlesque, parcours dans une île (la Sicile), Dom Juan représente l'histoire d'un fuyard et d'un séducteur qui ne croit rien sinon que « deux et deux font quatre ». « Grand seigneur méchant homme », ce jeune homme à peine marié transgresse le sacrement qu'il vient de recevoir pour fuir Elvire, sa femme, et courir d'autres fortunes, en mer. Lui et son valet Sganarelle essuient une tempête et sont sauvés par un paysan (Pierrot), ridicule, mais fiancé. Dom Juan en profitera pour séduire sa promise et l'amie de sa promise en leur promettant le mariage. Toujours sur les chemins, il donnera une leçon de libertinage et d'humanité à un pauvre ermite, sauvera par les armes les frères d'Elvire attaqués par des brigands et venus se venger de lui, profitera de ce geste aristocratique pour leur échapper, reviendra chez lui en passant par le monument du Commandeur, qu'il a tué quelque temps avant, ne s'étonnera pas que la statue se meuve, enfin, dans son palais, ridiculisera un bourgeois débiteur (Monsieur Dimanche) et un père excédé (Dom Louis). Pressé de toutes parts, il ne lui restera que l'hypocrisie et l'imposture qui étaient celles de Tartuffe pour résister à la vengeance des frères d'Elvire et refuser le duel, convaincre Dom Louis de sa subite conversion, et enfin se donner une image de dévot. Elvire, venue le convaincre de se racheter serait bien une proie possible, mais elle résiste en fuyant à son tour pour rentrer dans son couvent. La grande question qui occupe Dom Juan, c'est le sacré, la statue qui vient dîner et qui l'invite. Il se rend au festin promis, serre la main du Commandeur et disparaît dans les « dessous » du théâtre, dans un grand bruit spectaculaire : voilà bien de quoi réclamer des gages au public, ce dont Sganarelle s'acquittera à merveille, d'autant que Molière, chef de troupe, interprète le rôle... Car Sganarelle, le benêt, le valet pleurnichard qui a la foi du charbonnier (il croit à Dieu, au Diable, au loup-garou et au Moine bourru, pêle-mêle) est plus qu'un faire-valoir. C'est un partenaire qui permet de mettre en valeur un véritable « méchant » qui se bat contre le Sacré et séduit par son héroïsme. Dom Juan sent le soufre, et l'on ne peut qu'aimer le soufre en le voyant. Les opposants à Molière avaient bien raison de le craindre et de le combattre, au nom de Dieu, contre le théâtre, parce que le rire, dans cette pièce, pervertit à tout coup, et que le grand aristocrate, au moment où l'aristocratie décline, reste admirable, surtout lorsqu'il affronte l'inconnaissable Sacré.

2.  Un texte mythique

Avant Molière, Tirso de Molina en Espagne (L'Abuseur de Séville, 1630) avait créé le mythe de Don Juan en utilisant une série de légendes populaires pour prouver que la Providence divine, pourtant largement disponible, ne pouvait être pervertie ni convoquée in extremis par un jeune homme trop confiant en son merveilleux pouvoir. En Italie, les acteurs de la commedia dell'arte s'en étaient emparés. Enfin en France, dès 1659 chez Dorimond (Le Festin de pierre, ou le Fils criminel) et Villiers (Le Festin de pierre, ou le Fils criminel, 1660), Don Juan était devenu le type du jeune homme libertin ne croyant ni en Dieu, ni au Diable, ni au pouvoir du Père. Molière connaît tout cela lorsqu'il écrit cette pièce. Sa comédie, dont on pense qu'elle fut vite écrite, reprendra donc tous ces éléments pour les mettre au service du libertinage philosophique.
L'édition de 1682, la première, sera copieusement « cartonnée », c'est-à-dire censurée par le lieutenant-général de police (une grande partie de la scène du pauvre disparaît, entre autres coupures). On a donc collé de nouvelles pages contenant les remaniements nécessaires à la place du texte de 1682, jugé trop dangereux. La seule édition à peu près fiable, mais qui ne peut tenir compte des censures faites dès 1665, est celle qui fut imprimée à Amsterdam, en 1683. Mais cette édition, deux fois réimprimée (en 1694 et 1699) est vite oubliée, si bien qu'on reproduit ensuite l'édition de 1682, « cartonnée ». Seuls restent, chez quelques collectionneurs, de rares versions du texte de 1682 avant le cartonnage, et quelques éditions d'Amsterdam. Ce n'est qu'en 1813 qu'on imprimera enfin le texte complet de 1682 en prenant soin, cette fois, de citer les passages « cartonnés » (retour de la scène du pauvre), en 1819 qu'on retrouvera l'édition d'Amsterdam, et en 1841 qu'on jouera la pièce de 1682 avec les passages censurés, à l'Odéon. Entre-temps, la troupe de Molière, après la mort de son chef, avait demandé en 1677 à Thomas Corneille d'établir une version tronquée en alexandrins qui fut imprimée en 1681 et jouée jusqu'au milieu du xixe siècle : réécriture vertueuse et esthétiquement conforme, la version de Thomas Corneille supprime tout ce qui peut choquer et fait de Dom Juan un simple séducteur de femmes : un « don juan ». La scène du pauvre, en particulier, est remplacée par une longue scène consacrée à la séduction de Léonor, jeune fille de quatorze ans, personnage inventé par Thomas Corneille. Ce détour par l'histoire de l'édition montre combien cette pièce est particulière, et combien il est difficile de l'interpréter, puisqu'on ne sait pas réellement ce qu'elle fut à l'origine : texte changé, bouleversé, sans « vérité », le Dom Juan de Molière – qu'on devrait d'ailleurs plutôt appeler Le Festin de pierre – est un texte ouvert, par définition. C'est peut-être en cela qu'il appartient à l'espace du mythe, où il trouvera encore d'autres incarnations, notamment chez Mozart et Da Ponte, Byron ou Kierkegaard.
Christian BIE

Glossaire du théâtre (dans MagnardCollège)

Définitions à connaître, que vous les revoyiez ou que vous les appreniez
  • Action : série d'événements qui constituent l'intrigue. On trouve : la scène d'exposition qui donne au spectateur les informations nécessaires sur la situation de départ ; les péripéties ( événements nouveaux qui modifient la situation) ; le dénouement (dans les comédies de Molière, c'est souvent un mariage).
  • Acte et scène : une pièce de théâtre est divisée en actes (5 dans la tradition classique), eux-mêmes subdivisés en scènes. L'acte correspond à une étape importante dans le déroulement de l'action. (Dans le théâtre, on parle parfois de tableau.) Chaque changement de scène est marqué par l'entrée ou la sortie d'un ou plusieurs personnages.
  • Aparté : ce qu'un personnage dit à part, sans que les autres personnages qui sont pourtant sur scène ne l'entendent. Les apartés s'adressent aux spectateurs.
  • Dialogue : échange de répliques entre plusieurs personnages.
  • Didascalies : indications de l'auteur, en marge des dialogues, concernant la mise en scène, les décors, les mouvements des personnages, etc.
  • Mise en scène : organisation de la représentation : décors, mouvements des acteurs, manière dont ils doivent dire le texte.
  • Monologue : tirade d'un personnage, se parlant à lui-même ou s'adressant aux spectateurs.(Un monologue est une scène dans laquelle un personnage se trouve seul sur scène: il exprime ses pensées à voix haute (pour que le public comprenne ses sentiments). Le personnage n'a pas de destinataire autre que le public)
  • Quiproquo : méprise qui fait prendre une chose pour une autre, un personnage pour un autre. (Dans Les fourberies de Scapin, Acte III, scène 3, quand Zerbinette rencontre un vieillard et lui raconte le tour qui a été joué à Géronte par son fils pour lui extorquer de l'argent, sans savoir que ce vieillard est précisément Géronte !)
  • Réplique : ce que répond un personnage à ce qui a été dit par un autre.
  • Saynète (ou sketch) : pièce en une scène, avec peu de personnages, représentant en général un sujet comique.
  • Stichomythie : dialogue où les personnages se répondent vers par vers. Elle exprime un moment intense de l'action.
  • Tirade : longue suite de phrases ou de vers que dit d'un trait un personnage.


Dom juan: 2 Films


Film de Marcel Bluwal


Ce film est une adaptation filmée de la pièce de Molière. Si vous n'avez pas bien suivi le texte, elle vous sera utile. On pourra discuter sa mise en scène en classe.

  • sur le site de l’INA: 3,99 euros 
  •  en direct download (c'est pas légal, mais bon...): ici 

 

Film de Joseph Losey:


Ce film est une adaptation de l'opéra de Mozart (en 2 actes) Don Giovanni, dont le livret de Da Ponte est presque une oeuvre littéraire.

Il existe aussi une comédie musicale, mais de très mauvaise qualité. Je ne vous la conseille donc pas.

Si, comme certains le disent, vous craignez d'attraper des "trucs" en téléchargeant, amenez une clé USB, je vous les mettrai dessus...

Mérimée: Les âmes du purgatoire.

Le texte numérique sur wikisource (mais c'est un peu pénible à lire sur un pc): ici.
Voici la collection que je vous propose d'acheter: 1,50 euros, en Livre de poche

Je passe à la librairie Teyssier, et j'en commande le nombre qu'il faut.